45 films de mode emblématiques (4ème partie)

Certains films ont le pouvoir de faire de leurs actrices non seulement des stars, mais aussi des icônes. Marilyn Monroe, Melanie Griffiths, mais aussi Olivia Newton-John ou encore Rita Hayworth, de nombreuses stars du grand écran doivent beaucoup aux tenues qu’elles portaient dans certains films. Quelles sont les origines des plus grandes tenues vues au cinéma ? Apprenez-en plus avec la quatrième partie de notre sélection de films dans lesquels des tenues devenues cultes apparaissent, avec des anecdotes méconnues.  [huge_it_slider id="5"]  

Sept ans de réflexion

C’est dans ce film que Marilyn Monroe porte une robe blanche devenue mythique, dans les rues de New York, qui se soulève par l’air d’une bouche de métro. La robe blanche plissée culte qui a fait de Marilyn Monroe un véritable sex-symbol, était signée du costumier américain William Travilla. Une des photos et des scènes les plus emblématiques de l’histoire du cinéma, pas si simple à tourner… à l’angle de Lexington Avenue et de la 52ème rue, il faudra 14 prises pour obtenir les bons clichés. Mais les passants étaient si nombreux pour observer Marilyn Monroe (certains évoquent 5 000 personnes) que la scène a ensuite été retournée en studio, le son n’étant pas exploitable… Les spectateurs criaient pour saluer chaque fois que la robe se soulevait. Ce film de Billy Wilder, daté de 1955, est devenu culte notamment grâce à cette robe plissée, vendue aux enchères en 2011 à 4,6 millions d’euros.

Working Girl

Dans Working Girl, Melanie Griffiths interprète Tess McGill, jeune femme qui travaille comme secrétaire de Katharine Parker (Sigourney Weaver). Elle profite de l’absence de sa supérieure pour se faire passer pour sa représentante. Pour cela, elle use, notamment, d’une garde-robe digne d’une « working girl ». Un film qui évoque donc la mode féminine dans l’univers de l’entreprise ! Une sorte de critique de l’importance des codes vestimentaires et de l’apparence pour développer sa carrière… La robe utilisée par le personnage de Tess McGill dans la scène du cocktail coutait à l’époque pas moins de 6 000 dollars !

Out of Africa

Meryl Streep arbore dans ce film un style vestimentaire colonial, des vêtements dignes d’un safari, mais cette simplicité lui apporte une réelle élégance. Stephen Grimes, le réalisateur, demanda à la responsable des costumes Milena Canonero de copier les couleurs des tableaux qu’il avait peint pendant son séjour au Kenya, afin de retrouver l’atmosphère de l’Afrique au travers des vêtements. Un scarabée s’invita sous le chemisier blanc à col haut porté par Meryl Streep dans le film, lors du tournage d’une scène. En vraie professionnelle, l’actrice continua de tourner, avant d’arracher sa chemise une fois la prise terminée.

Rosemary's Baby

La garde-robe de Mia Farrow dans ce film de 1968 reflète très bien les tendances des années 60, et les goûts de l’actrice elle-même. Des robes cintrées en haut puis évasées, des cols marqués et des couleurs bien visibles, un vrai voyage vestimentaire. Le style est un point capital dans le film Rosemary's Baby. Anthea Sylbert, en charge des costumes, a volontairement réduit la garde-robe de l’héroïne à mesure qu’elle prend plus d’indépendance. Elle arbore aussi une coupe de cheveux spécifique, comme un symbole de rébellion, signée Vidal Sassoon.

Le cinquième élément

Jean Paul Gaultier est le créateur des costumes de ce film de science-fiction devenu culte. La robe de Milla Jovovich, blanche et avec de larges espaces pour entrevoir le corps, est devenue emblématique de ce film de Luc Besson. Jean-Paul Gaultier a dessiné près de 1 000 costumes pour le film (954) et était présent pendant l’intégralité du tournage pour vérifier que ces derniers étaient bien conformes à son imagination, et parfaitement adaptés aux personnages.

Rose bonbon

Comme le suggère le titre original (« Pretty in Pink », c’est-à-dire « Belle en rose »), la robe de bal rose créée pour le personnage de Molly Ringwald, Andie, est l'une des stars de ce film. Les costumes du film étaient signés Marilyn Vance, qui a dessiné la plupart des vêtements des films signés de John Hugues, et est aussi celle qui dessina les costumes de films comme Les Incorruptibles, Die Hard ou Pretty Woman.

Fenêtre sur cour

Bien qu’elle ne soit pas actrice principale dans ce film, et qu’elle n’y fasse que quelques apparitions, les tenues portées par Grace Kelly (cinq au total) sont typiques de son style intemporel.  Jupes larges, hauts noirs classiques et décolleté en V généreux, gants jusqu’au coude, collier de perle et sac à main Hermès. Du style et de l’élégance. La responsable des costumes, Edith Head, fut nominée à 35 reprises aux Oscars, et décrocha 8 succès, dont un pour la robe culte de Grace Kelly dans ce film. Elle a publié un livre à succès, « How to Dress for Success ».

Gilda

Dans Gilda, Rita Hayworth effectue un strip-tease en quittant une superbe robe noire. Avec cette scène, elle est devenue une représentation de la femme fatale, avec une vraie pudeur, tout en réalisant l’une des scènes les plus sexy du cinéma pour l’époque (1946). Sur la chanson "Put The Blame On Mame", la salle a tous les regards tournés vers elle. La robe a été créée par le designer de costumes américain Jean Louis, qui a collaboré avec Rita sur neuf films et était responsable de son image « glamour ».

Le Magicien d'Oz

Dans le roman original, Dorothy portait des chaussures d'argent… mais ses chaussures rubis dans le film, bien que différentes de celles de la véritable histoire, comptent parmi les plus précieux souvenirs de mode au cinéma. Judy Garland avait ainsi aux pieds une pointe de couleur, dans un univers pourtant déjà très flashy et saturé de teintes ! Un certain nombre de paires de chaussures ont été conçues pour le film (bien que personne ne sache exactement combien) et cinq paires sont connues pour être encore existantes. L’une d’elles a été volée en 2005 au Judy Garland Museum. Malgré une récompense d’un million de dollars en cas de retour, elle est aujourd’hui encore disparue.

Grease

Olivia Newton-John (qui joue Sandy Olsson, une étudiante australienne en vacances aux États-Unis) se transforme de manière spectaculaire dans le film. La garde-robe évolue au fur et à mesure de la transformation, les jupes des années 50 et les chandails ajustés laissent place à des vêtements moulants, et notamment un combinaison pantalon et top noir, avec des chaussures rouges, pour la scène finale. Pour que ce fameux haut noir soit parfait et cintré, Olivia Newton John eu le droit à un ajustement sur-mesure sur le plateau du tournage, afin que le caractère moulant soit total !


1 COMMENTAIRES

Sebastien
March 19, 2019 à 15:39

Merci pour l’article, c’est au top et très intéressant ;)


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