Dis Mademoiselle Grenade, qui est Jean Paul Gaultier ?

Les seuls torts de l’enfant terrible de la mode seraient sans doute d’avoir sans cesse une bonne longueur d’avance sur le monde de la mode et de ne jamais s' accommoder du conformisme. Ce qui est certain, c’est que le révolutionnaire Gaultier n’a jamais prête l’oreille au quand dira t’on. et c’est tant mieux. Il a offert à la mode de nombreuses pièces incontournables qui restent associées à son image. Désormais élevé au rang d’icône de la mode, devenu un véritable symbole culturel français dans le monde, il n’a jamais été tenté de se reposer sur ses lauriers.

Jean Paul Gaultier est né le 24 avril 1952, à Bagneux. Enfant unique, il grandit au sein d’une famille modeste mais aimante.

Très tôt, il est initié à la couture par sa grand-mère qu’il affectionne particulièrement. Adolescent, Jean Paul découvre le film Falbalas. Ce sera pour lui un véritable déclic, la beauté des costumes crées par Marcel Rochas lui donnera l’envie de devenir couturier. En 1970, Jean Paul rassemble ses esquisses et croquis qu’il envoi à la Maison Yves Saint Laurent ainsi qu’à Pierre Cardin. Si le premier n’est pas séduit par les dessins du jeune homme et ne donne pas suite à cet envoi, il est invité par le second à intégrer la prestigieuse maison de couture Cardin. Il y restera moins d’un an, mais ne quittera plus le monde de la mode et travaillera également pour Jacques Esterel, Jean Patou, puis à nouveau Pierre Cardin. En 1976, Jean Paul crée sa maison de mode et lance sa première collection. Celle-ci est un véritable échec qui le crible de dette. Cet événement mal préparé lui permet néanmoins d‘attirer sur lui l’attention du groupe japonais Kashiyama. Celui-ci lui confie la création d’une ligne de vêtement. C’est cette dernière qui lancera la carrière de Jean Paul. En 1980, Jean-Paul est une figure de proue d’une jeune génération de créateurs qui entendent bousculer les codes de la mode et l‘émanciper du conformisme imposé par les grandes maisons de mode. En 1983, Jean-Paul intègre la marinière à plusieurs modèles de sa collection qu’il intitule Toy boy. Ce vêtement phare devenu depuis un véritable emblème du créateur, ne le quittera plus, et sera même déclinée en robe du soir en 1997.

« A part la coque médiévale et le soutien-gorge, les vêtements n’ont pas de sexe. »

A partir de 1985, Jean-Paul crée des jupes unisexes inspirées des jupes de femmes et des kilts et dont il habille les hommes, faisant ainsi fi des vêtements genrés, à l’occasion d‘une collection baptisée une garde robe pour deux. Le ton est donné. Jean-Paul a des idées et il n’a pas peur de les matérialiser, au risque de provoquer. Ce trait de caractère lui vaudra le surnom d‘“enfant terrible de la mode“. A la fin des années 90, Jean-Paul traverse une période difficile de sa vie. Les décennies 80 et 90 seront meurtrières pour son entourage. Jean-Paul perd sa grand mère puis ses parents. En pleine ascension vers le succès, il perd également Francis Menuge, l’homme qui partageait sa vie depuis plus de quinze ans et l’avait appuyé dans la fondation de sa société. D’un naturel travailleur, il ne renonce pas et redouble de travail. En 2004, Hermes fait appel à lui pour sa ligne de prêt-à porter pour femme. Il y restera six années, en qualité de directeur artistique. En 2006, Jean Paul fait découvrir au monde de la monde une collection audacieuse dont la pièce finale est une robe de mariée dotée de cônes pointus au niveau de la poitrine. La reprise de cette idée pour les costumes de la chanteuse Catherine Ringer à l’occasion du clip Marcia Baila en 1984 et de la chanteuse Madonna à l’occasion de sa tournée, Blond Ambition Tour en 1987 marquera la mémoire collective. Il serait cependant réducteur de cantonner l’audace de Jean-Paul à ses créations. Il existe un véritable style Gaultier. Ce dernier n’hésite pas à faire valser les critères classiques de la mode, pour faire défiler des personnes qu’il rencontre dans la rue et qui ne correspondent pas aux stéréotypes des mannequins professionnels. Ses collaborations sont elles aussi éclectiques et inattendues. La forte influence qu’exerce sur lui la culture pop et son style pointu en ont fait un créateur prisé par les pop stars. On ne compte plus les concerts, les clips de musique dans lesquels ont aperçoit ses créations. Le touche-à-tout Gaultier ne se limita jamais à la haute-couture, courtisé tour à tour par Luc Besson, Jean-Pierre Jeunet ou encore Pedro Almodovar, il se prêta volontiers au jeu de la création de costumes pour le cinéma. Les expositions consacrées au travail de Jean-Paul Gaultier suffisent à confirmer son statut de géant de la mode.


1 COMMENTAIRES

Dis Mademoiselle Grenade, qui est Isabeli Fontana ?
March 19, 2019 à 15:39

[…] 2002, elle pose pour le magazine Sports Illustrated. La même année, elle accepte de défiler pour Jean-Paul Gaultier ainsi que pour la maison […]


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